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Découverte du monde des champignons

Date de création :
07 octobre 2008 à 00:00

Date de modification :
07 octobre 2008 à 00:00


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TCHERNOBYL ET LES CHAMPIGNONS

date 11-10-2008 - Voir tous les articles de la catégorie INTOXICATIONS INTOXICATIONS - com 0 commentaire(s)-

TCHERNOBYL ET LES CHAMPIGNONS
Le problème Tchernobyl: le 26 avril 1986 l’explosion d’un réacteur de cette centrale nucléaire soviétique en Ukraine, projeta dans l’atmosphère des tonnes de produits radioactifs. Durant les jours qui suivirent un nuage toxique se promena au-dessus de l’Europe, au gré des vents, en libérant du césium 134 et 137. A l’Automne suivant les champignons présentent un taux de radioactivité anormalement élevé, et on se rendit compte qu’ils étaient d’excellents accumulateurs de radio éléments, de césium 137 en particulier (la présence de césium 137 dans un organisme vivant n’est jamais naturelle, elle est toujours liée à une contamination nucléaire). Les pays européens fixèrent la norme maximun autorisée pour les champignons à 600 becquerels par kilogramme (bq/kg). L’explosion de Tchernobyl a disséminé dans l’atmosphère des radiations d’une force équivalente à 200 bombes d’Hiroshima. Il faut 30 années pour que le césium 137 perde la moitié de sa radioactivité, en 2016 la contamination atteindra la moitié du niveau de 1986 et il faudra 30 ans de plus pour qu’elle perde la moitié de la radioactivité restante, en 2046 nous serons donc au quart de la contamination de 1986. Alors que les traces de Tchernobyl disparaissent peu à peu de la plupart des aliments, ils sont toujours présents dans les champignons et souvent ils dépassent, et de beaucoup, les 600 bq/kg autorisés. En 1998 des champignons cueillis en Ukraine, en dehors de la zone interdite (30 km. autour de la centrale), présentaient des taux 300 fois supérieurs à la norme autorisée. Un Paxille enroulé (P.involutus) atteignait 193 586 bq/kg, un Bolet tacheté (B.variegatus) 124 531 bq/kg; d’autres cueillis dans une zone allant de 40 à 150 km. de la centrale affichaient une radioactivité moyenne de 4200 bq/kg, certains même 15 515 bq/kg. En 2004 une conserverie ukrainienne vendait des conserves de champignons irradiés, en 2004 toujours l’Administration finlandaise des radiations et de la sécurité nucléaire mettait en garde contre la consommation de certaines espèces comme les Pieds de mouton (Hydnum repandum) et les Pholliotes ridées (Pholiota caperata). Mais en France également, dans des zones particulièrement contaminées en 1986 (Vosges, Haut Var), des champignons présentaient des taux anormalement élevés de plus de 5000 bq/kg et des sangliers plus de 2000 bq/kg. Ces derniers se nourrissent de racines, de glands et de champignons se trouvant dans les premiers centimètres du sol forestier, là même ou se développe le mycélium du champignon qui avec son vaste réseau souterrain concentre les minéraux, il piège ainsi le césium, de même d’ailleurs qu’il piège les pesticides. Ce sont les champignons forestiers qui présentent les plus forts taux de radioactivité alors que ceux des prés, champs et prairies sont les plus contaminés par les métaux lourds. Il faudra attendre près d’un siècle pour que la situation redevienne normale, à condition bien sûr qu’il n’y ait pas d’autres accidents nucléaires. Mais Tchernobyl n’est pas le seul responsable de cette contamination, les essais nucléaires y ont également contribué. Lors d’achat de champignons sauvages, renseignez-vous sur leur provenance, refusez systématiquement ceux qui ont une origine douteuse ou qui nous parviennent des pays fortement contaminés par le nuage toxique d’Avril 1986 (Europe de l’Est ou du Nord). Des filières qui écoulaient des champignons contaminés des pays de l’Est, en occultant leur provenance, ont déjà été démantelées, souvent des cèpes russes, polonais, ou encore lithuaniens se transformaient en superbes cèpes de Lozère ou du Périgord. En 2002, lors d’achats dans une grande surface réservée aux professionnels de la restauration j’aperçu des girolles à un très bas prix. Ce prix m’inquiéta et j’eus un doute concernant leur provenance. Mais comme elles étaient présentées dans des caissettes portant l’inscription “Les Champignons du ...... ( une région française), je fus rassuré et j’en pris 2 caissettes. Ce n’est que lorsque je fus en possession de la facture que j’eus connaissance de leurs origines: Russie et Lithuanie. Les champignons de ........ n’étaient en fait que l’importateur! Extrait du livre "Passion Champignons" de Jean-Mi

Auteur Champignons


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